microfinance

 

 

         Le système de la microfinance trouve son origine au Bangledesh, après la famine de 1976 à travers la Gramee Bank dont le fondateur est Muhammad Yunus (prix Nobel de la paix 2006).

 

 

         En effet, en 1979 la Grameen bank octroie son premier prêt à une femme deshéritée, ce montant du prêt était environ de 22 dollars, sur (1) an ce qui lui suffisait pour créer une entreprise de produits en bambou. Pour obtenir un prêt elle a dû former un groupe de quatre personnes. Elle paya un intérêt de 20%, avec des remboursements hebdomadaires de 2% du prêt. Ainsi, elle créa son entreprise et un au plus tard elle remboursa son emprunt. Sa situation matérielle s’est améliorée et son destin lui appartient.

 

 

         Le but de la microfinance est d’ouvrir l’accès aux services financiers de base, qui reste hors d’atteinte pour près de la moitié de la population mondiale, c’est-à-dire 3 milliards de personnes parce que les banques classiques considèrent cette partie de la population comme un risque élevé et difficile à servir. Elles fondent leur analyse sur le fait que ces individus ne disposent, ni de garantie, ni d’un revenu régulier et dont la solvabilité est incertaine, sont dispersées entre des zones difficiles d’accès et parce que les prêts de faibles montant dont elles ont besoin sont coûteux à gérer.

 

 

         Le microfinance aujourd’hui a pris une envergure mondiale et est considérée comme un instrument primordial de réduction de la pauvreté dans le monde. Actuellement tout le monde fait de la microfinance, les philantropes, les investisseurs sociaux, les banques commerciales, les ONG, les coopératives de microfinance, les banques islamiques (qui appliquent des principes financiers conformes à l’Islam, tels que le partage des risques) et même les gouvernements. En dehors des micros prêts aux entreprises, les institutions de microfinance offrent des facilités de dépôt, d’épargne, de retraite et d’assurance. Ces institutions offrent généralement deux types de prêts que sont :

 

 

- les prêts de groupes (les différents emprunteurs sont tenus de former un groupe dont chaque membre est solidairement responsable de l’emprunt des autres) et les prêts individuels (de montants plus élevés, ces prêts sont accordés sans garantie collective et à des conditions plus souples). Aujourd’hui on peut évaluer à 25.000 le nombre d’institutions de microfinance. S’il est vrai que la microfinance semble être une opportunité d’accès aux services financiers aux pauvres, est aussi juste que son avenir suscite de nombreuses interrogations.

 

 

         La microfinance est-elle viable ? : Si elle peut être commercialement rentable, la microfinance peut devenir moins tributaire des subventions, qui se chiffrent aujourd’hui en centaines de millions de dollars. Les institutions de microfinances devraient toucher de plus en plus des pauvres dans les zones urbaines, qui sont plus faciles à servir en raison de leur concertation. Mais elles auront du mal à être rentable en servant les pauvres des zones rurales éloignés, surtout les plus déshérités, en raison des coûts et des risques élevés que cela comporte.

 

 

         La microfinance doit-elle être viable ? : En se basant sur des activités essentiellement commerciales, la microfinance risque de délaisser les emprunteurs les plus pauvres au profit de clients traditionnels plus aisés et plus sûrs. Elle pourrait ainsi rentrer en concurrence directe avec les banques classiques et l’action en faveur des plus démunis serait sacrifiée à la recherche de la viabilité commerciale. On peut aussi se demander si les institutions de microfinance devraient se concentrer sur les emprunteurs les plus pauvres ou si les autres mécanismes sont les plus appropriés, compte tenu des contraintes pesant sur les budgets d’aide.

 

 

         Pourquoi les taux d’intérêts sont-ils si élevés ? Les taux d’intérêts des microcrédis sont très élevés (de 20 à 35%), même si l’on tient compte de l’inflation. Les institutions de microfinance ont des coûts beaucoup plus élevés que les banques commerciales, qui tiennent aux prêts eux-mêmes et au frais administratifs (par exemple, l’identification et la sélection des clients). Dans certaines institutions, les taux d’intérêts couvrent uniquement les frais de gestion, mais d’autres y ajoutent une prime de risque, selon certains observateurs bien que les taux d’intérêts soient élevés, les prêts restent avantageux pour les emprunteurs, dont ils relèvent le niveau de vie, et les coûts diminueront à mesure que le secteur développera ses infrastructures. De l’avis général, il est indispensable que la concurrence s’intensifie pour faire baisser les taux d’intérêt.

 

         Quel cadre juridique et réglementaire pour la microfinance ?

 

         Le cadre réglementaire juridique dans lequel opèrent les institutions financières commerciales de grande dimension ne convient sans doute pas à la microfinance. Il s’agit avant tout de protéger les déposants et les emprunteurs tout encourageant le développement du secteur de la microfinance, de limiter le coût de la surveillance de ces institutions et d’empêcher que la réglementation ne fasse obstacle à l’innovation et à la concurrence. Il faut, par exemple trouver un juste équilibre entre protection des consommateurs poids de la réglementation, viabilité et développement.

 

 

Source : Finances et Développement Juin 2007

 

3 ASK communication

 

 

 

 

 

 

Noter cette rubrique

6/10 sur 1 vote

Sélectionnez une note puis validez par "Noter"
Commentaire (1)

1. adam, spécialiste des questions de microfinance le 07/06/2008 à 12:57

Envoyer un e-mail à adam, spécialiste des questions de microfinance
c'est bien votre publication
mais par rapport au taux d'intérêt
le débat doit être ouvert car il y a des des paramètres que vous ne maîtrisez forcément pas.
donc, il faut comprendre ce qui amène ce taux à être aussi fort
Ajouter un commentaire
Vous

Votre message

Plus de smileys

champ de sécurité

 



Dernière mise à jour de cette rubrique le 06/05/2008
Un véritable outil de communication pour nos étudiants de l'énéam. Merci une fois encore à toi pour nous avoir visité. 3ASK communication

Créer son site web gratuit avec E-monsite.com - Signaler un contenu illicite - 279.512 ms.
Agenda Culturel - Videos Droles - Humour et Jeux - Clips musique - Faire un site web