Etes-vous courageux ?

 

Etes-vous courageux ?

 

 

Face au danger, à une souffrance, à l’adversité, quelle est votre réaction ? Etes-vous plutôt dans l’impulsion ? La réflexion ? L’hésitation ?

 

Le courage ou les courages ? Qu’y-t-il de commun entre le courage de sauter en parachute et celui de dire la vérité en face ? Entre le courage d’oser et celui de renoncer  Il y a des courages spectaculaires et des courages d’une vie entière, des courages du dedans et des courages du dehors. Finalement c’est quoi le courage ? C’est la force d’âme et la capacité d’action devant le danger, la souffrance, l’adversité. Cela n’implique pas l’absence de peur, au contraire : si l’on est insensible ou aveugle aux menaces, ce n’est plus de courage dont il s’agit mais d’inconscience.

 

 

         Etre courageux, c’est se montrer capable de surmonter ses peurs, de refuser la tentation de la lâcheté. Faire semblant de n’avoir rien vu, rien compris, de ne pas être au courant. Le courage n’écarte pas non plus la prudence. On ne refuse pas d’affronter les problèmes mais on veut choisir comment et quand.

 

 

         Tout le contraire de témérité ou l’aveuglement.

 

         Quel rapport entre courage et personnalité ?

 

         Est-ce qu’un trait de caractère ou un comportement dépend des moments et des circonstances ? On peut se montrer très courageux dans certains domaines et beaucoup moins dans d’autres. On peut être surpris de voir jaillir en soi un courage que l’on n’aurait pas imaginé. Et déçu de certaines dérobades qui vous font honte. Bref, le courage c’est important mais compliqué. Bonne raison pour s’interroger à son sujet.

 

 

         Le courage de réflexion : Faire ce qui est juste.

 

         Le courage c’est de réfléchir et d’agir, mène si on a peur (même si on a peur), même si ce n’est pas facile, même si cela doit attirer des ennuis. « Je dois faire, alors je le fais ». Mais ce n’est pas une vertu ni une qualité, c’est un outil : il existe des criminels et des escrocs courageux. Tout dépend au service de quoi est mis le courage. Pour vous avant tout s’opposer à l’injustice (secourir les faibles face aux forts). Faire son devoir, être fidèle à ses engagements et à ses promesses, se comporter de manière respectueuse (être franc et le moins blessant possible), s’attacher à la vérité plus qu’au confort (oser dire ce qui dérange), ce type de courage coexiste avec de la prudence c’est-à-dire qu’on ne refuse pas d’affronter les problèmes, mais choisir quand et comment le faire.

 

 

         Le courage dans l’impulsion : Suivre ce que l’on ressent

 

         On agit pas courageusement, pourtant on est courageux : par exemple, parfois aux ennuis d’ailleurs on parle agit et réagi au quart de tour pour défendre ses intérêts ou ceux des autres, ou même tout simplement ce qui vous paraît être la vérité ou marche à l’émotion et à l’intuition, et on ne s’encombre pas  de longues réflexions de style. « J’y vais ou j’y vais pas ? » Les mots sont lancés, les actes déjà enclenchés et vous n’avez plus qu’à suivre. Puis parfois à contempler et à réparer les dégâts…

 

 

         Ce style de courage fait appel à une intervention sous l’emprise de la colère. Même si elle est légitime, cela peut vous attirez des ennuis et ne pas forcément vous aider à résoudre la situation (dire courageusement ses quatre vérités à quelqu’un ne le pousse pas toujours à se remettre en question). On peut donc être perçu comme une personne injuste, impulsive et abusive. L’embrassement émotionnel peut rendre sourd et aveugle des arguments et au bon droit des interlocuteurs qu’on voit plus comme des adversaires. Néanmoins, le grand avantage de ce type de courage est qu’il n’y a rien, que celui de la sincérité de la spontanéité.

 

 

         Le courage après hésitation : Agir malgré la peur

 

         On ne se sent pas courageux, pas du tout, mais on l’est quand il le faut. Parce que l’on ne peut tout  de même pas tout accepter, tout laisser faire, tout laisser dire. Mais quels efforts pour surmonter nos peurs, le soucis de ne pas blesser et d’éviter les conflits, quel déchirement pour abandonner nos rêves d’harmonie et de tranquillité ! On monte au front parce qu’il le faut bien, mais en soupirant.

 

 

         Et aussi parce qu’on sait que si on ne le fait pas, on va s’en vouloir, on aura honte de vous. On préfère finalement affronter le danger plutôt que la culpabilité. Ce style de courage est spontané et fatiguant car il faut lutter contre soit même avant de lutter contre l’adversité. Double combat … un côté irrégulier et imprévisible aussi, qui peut déconcerter l’entourage : c’est l’audace des timides ou la colère des calmes. Et une tendance au démarrage tardif, un courage à retardement : il faut le temps pour puiser dans ses réserves, de renoncer à sa tranquillité de témoin impassible. Parfois, on arrive trop tard, après la bataille.

 

 

         Au regard, des actes courageux ce sont ceux de ce type qui sont les plus méritant car c’est ça qui fait ressentir les plus grandes peurs, la conscience la plus claire ennuis comme le disait Flaubert : « Du courage je n’en ai guerre. Mais j’agis comme si j’en avais. Ce qui revient peut être au même ».

 

 

 

Source : Psychologie Magasine

 

Amed Sero LAFIA

 

 

 

 

 

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Dernière mise à jour de cette rubrique le 06/05/2008
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