"Il y a désormais peu de doute que les risques d'une nouvelle aggravation de la crise sont croissants." On ne peut mieux résumer le sentiment de perte de contrôle des déséquilibres financiers en cours que ne l'a fait le 12 mars dernier John Lipsky, le directeur général adjoint du Fonds monétaire international (FMI). La crise financière qui prend sa source aux Etats-Unis dans la crise des subprime nourrit un fort sentiment de perte de confiance dans la capacité des autorités à en maîtriser les excès et les effets négatifs sur la croissance et l'emploi. Aux Etats-Unis mais également dans le reste du monde, qui craint les conséquences de l'effondrement de l'économie américaine dans un contexte de tensions mondiales sur les prix et d'une panne du crédit due à des banques devenues trop craintives pour assumer leur rôle de financement de l'économie.
Face à ces dérèglements, les pouvoirs publics ne sont pas sans ressources. Ils cherchent à calmer la crise en mobilisant plusieurs lignes de défense, mais avec une faible efficacité pour l'instant. C'est pourtant de la qualité de leurs réactions que dépendra l'amplitude des dégâts d'une crise qui s'avère d'ores et déjà comme l'une des plus sévères crises financières de ces dernières décennies.
Les banques centrales en première ligne
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